Les dérives et litiges

LES DERIVES ET LITIGES

Un sujet fait présentement débat dans l’actualité : l’anonymat sur la toile et l’exposition numérique. Il a été démontré par a + b que dés lors que l’on insère des informations personnelles dans le réseau, elles relèvent pour ainsi dire du domaine commun. Il a été donné pour exemple le cas d’un candidat à un poste important qui ajoute dans son réseau social ses dernières prouesses personnelles ainsi que des vidéos. Celles-ci ont été visionnées sans soucis par ses futurs employeurs qui se sont fait une opinion de lui peu professionnelle.

Dans le cas du commerce électronique, il a fallut bien des litiges avant que le système ne donne confiance et propose une certaine fiabilité. Pour réaliser une transaction, il faut avant tout un échange de monnaie électronique. Cette monnaie se définit par l’ensemble des techniques informatiques permettant l’échange automatique de fonds sans émission de support papier.

 Le télépaiement le plus emprunté est la carte bancaire. C’est aussi ce mode de paiement qui a suscité le plus de controverses. Pour palier ce problème, certaines banques mettent au point un système d’e-carte bleue : la banque de l'internaute lui donne un numéro unique pour chaque transaction.

 Internet invite donc à de nombreuses dérives ; l’on y vend de tout, et parfois sans garantie. Grâce à l’arrivée des sites facilitant le C to C (site populaire d’enchères), les arnaques se sont vite fait sentir et les objets achetés n’ont pas toujours la qualité promise. Profitant du nombre croissant de biens et de services proposés sur le net et d’un contrôle peu rigoureux, car pas encore assez ciblé, des commerces d’un nouveau genre apparaissent. En effet, on observe depuis quelques années l’émergence de la prostitution par internet.

Lasses de battre le pavé, nombreuses d’entre elles choisissent à présent de se « vendre » sur des sites conçus pour attirer et satisfaire le client et ce avec comme argument principal, la discrétion. Evidemment illégal, le cyberacheteur n’aura aucun recours si son « achat » présente un vice de forme. Mais alors, si l’achat est réalisé en bonne et due forme et que l’une des parties n’est pas satisfaite, que faire ? Dans le cas où l’acheteur n’a pas obtenu satisfaction (défaut de livraison, commande non conforme, vente forcée...), il peut faire une réclamation auprès du service clientèle du site en question et s’il n’y en a pas, par lettre recommandée avec accusé de réception.

Si ceci n’aboutit pas, il peut s’adresser à la FEVAD (Fédération des entreprises de ventes à distance) ou à une association de consommateurs. Les formalités sont relativement similaires dans le cas d’un désaccord de la part du vendeur et peut conduire à un recours à la justice.

Autre pollution due au commerce électronique, la publicité. Et plus particulièrement, la publicité intempestive, spamming ou encore pollupostage. Il s’agit d'envoie massifs d’e-mails à caractère commercial, souvent assez douteux. Celui-ci se produit lorsqu’un pirate, dans le but de nuire ou de se faire de la pub, obtient la liste de mailing clients d’un e-commerce et diffuse à grande échelle son message. La réglementation prévoit deux procédés pour lutter contre ce piratage : le « opt-in » et « opt-out ».

 L’opt-in ou opter pour, protège les données personnelles. Le destinataire du message doit donner son accord avant réception. Les prospecteurs sont donc contraints, préalablement à tout envoi, de fournir un choix. L’opt-out ou opter contre est favorable aux prospecteurs car les courriels sont envoyés aux destinataires qui ne s’y opposent pas. Concrètement, l’internaute doit faire la démarche de stipuler au prospecteur son opposition ou de s’inscrire sur un registre d’opposition.




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