On note des disparités dans le monde face au commerce sur le web. 1,7 milliard de personnes soit 25% de la population mondiale ont accès à internet dans le monde. Certains ont un accès limité, d’autres n’ont pas de moyen de paiement adapté et généralement le tout est très réglementé.
La Tunisie par exemple, reconnue pour sa main d’œuvre et ses exportations, a du mal à percer dans le domaine du commerce électronique comme majorité de pays arabes. Les usagers, encore trop méfiants et manquants de moyens, préfèrent bouder cette pratique. Avec environ 35 usagers de l’internet pour 100 habitants fin 2009, on pouvait rêver à mieux.
Seulement, le e-consommateur tunisien accorde peu de confiance au procédé car il considère le coût du transport trop élevé par rapport à la valeur de la transaction et un retard sur le plan réglementaire. D’autant plus que le haut débit est loin d’être répandu dans les foyers du pays. Le gouvernement peine à ouvrir le marché et à simplifier les formalités surtout en ce qui concerne l’accès au e-dinar encore contraignant, sachant que peu de citoyens tunisiens possèdent une carte bancaire.
Les choses évoluent doucement notamment au niveau du port avec la Poste tunisienne qui souffrait jusqu’alors d’une équipe non spécialisée, d’un étiquetage bricolé et d’une absence de traçabilité. Elle peut offrir à présent un meilleur backoffice, une interface entre les commerçants et les intervenants, un tracking des commandes et de la livraison ainsi que la production d’informations en ligne.
La Chine, quant à elle, compte 384 millions de chinois qui surfent sur Internet fin 2009 soit 28,9% de la population, ce qui est peu en soi. Moins d’un internaute sur trois a réalisé un achat online contre deux sur trois américains. BtoB et CtoC sont très bien implantés dans le web chinois grâce au groupe Alibaba et à ses deux filiales Alibaba.com (80% du marché chinois B2B) et Taobao.com (80% du C2C).
De nombreuses monnaies électroniques se sont développées pour satisfaire le marché, la plus célèbre, le QQ coin initialement utilisé dans les jeux en ligne. La Chine se prépare à présent pour la montée en flèche de l’Internet mobile qui va surement changer le mode de consommation des internautes chinois.
Autres exemples, les e-buyers Singapouriens dépensent en moyenne 98 dollars par commande, soit près de trois fois plus que les 38 dollars des Australiens et des Néo-Zélandais. En comparaison, le panier moyen aux Etats-Unis se situe autour de 78 dollars. En bref, l'Amérique du Nord et l'Europe sont à l'avant-scène et représentent les pays les plus aptes au commerce électronique de par leurs installations et leur adaptation au marché grandissant. Cependant, les pays émergeants ne sont pas en reste.